Texte paru dans: / Appeared in:
Diapason # 738 (11/2024)

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Etcetera  KTC1806

Code barres / Barcode :
8711801018065

 


 

Analyste: Jean-Christophe Pucek

 

On ne compte plus les tentatives de restitution d'états supposés premiers dans la production de Bach. Le musicologue et claveciniste Pieter Dirksen propose sa propre « restauration » de quatre concertos et d'une partita, sans vraiment s'embarrasser de vouloir retrouver la couleur originale. Dès l' Allegro du BWV 1063R, les instruments modernes de Combattimento nous renvoient ainsi plusieurs décennies en arrière, lorsque l'Academy of St Martin in the Fields régnait sur ce répertoire : l'ensemble est certes impeccable, les solistes solides, mais l'exécution reste sage et bien proprette.

 

Dans le Presto - ici tout juste allant - du BWV 10 56R, les coups d'archet, trop appuyés, détonnent par leur raideur. Ne semblant pas parler la même langue, le clavecin et ses accompagnateurs, trop marcato, peinent à donner de la cohérence au BWV 1059R. Le BWV 1064 R, avec s on Allegro initial lumineux et son Adagio assombri, séduit davantage, tout comme l'intimisme de la Partita BWV 997. Même si, pour cette dernière, rien ne manque à la mouture pour luth seul, comme le prouvait il n'y a pas si longtemps Evangelina Mascardi (Arcana, Diapason d'or ). Sans doute cet album s'adresse-t-il davantage aux nostalgiques qu'aux archéologues.

 


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