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Diapason # 728 (12/2023)
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Analyste: Piotr Kaminski

 

Nul ne saurait contester l'excellence du Chœur de la Radio flamande, de l'orchestre qui lui tient compagnie, ni de certains solistes. Ce sont les choix du chef qui incommodent. Et ceci dès les premières mesures du Dixit, pris à un tempo frénétique (trente secondes de moins que Hengelbrock/ DHM, le plus rapide à ce jour !), où le dessin rythmique des violons se trouble et les doubles croches du chœur (deux dernières syllabes du « Dixit Dominus ») s'effacent à disparaître, privées d'air. Qu'était-on censé y gagner, en dehors d'une vaine agitation ? Plus d'un mouvement de l'œuvre souffre de ces emportements (« Domine » essoufflé, « Secundum ordinum » quasi aboyé), où le chœur, très virtuose, se soumet avec remarquable dévouement. Et lorsque vient le « De torrente », plutôt qu'un répit tant espéré, on nous offre une sorte de legato mezzo forte tendu comme un fil de fer, sans tendresse et sans mystère. Gardiner et Minkowski peuvent dormir tranquilles.

 

La cantate de Ferrandini, longtemps attribuée à Handel et illustrée au disque par Anne Sofie von Otter (Archiv) et Bernarda Fink (L'Oiseau-Lyre), impose à l'interprète un exercice périlleux : les tempos lents, articulés en longues valeurs rythmiques, risquent de noyer la parole si la chanteuse ne parvient pas à « habiter » chaque voyelle, en lui donnant une identité limpide, tout en la maintenant en vie par de subtiles nuances dynamiques.

 

Fink s'y couvrait de gloire, profitant d'un traitement raffiné de la partie orchestrale par Giovanni Antonini. La sensible Sophie Rennert n'y arrive qu'à moitié, accablée d'un accompagnement étoffé, d'un orgue épais, et de l'acoustique réverbérée de l'Amuz d'Anvers. Plongée dans cette sonorité trop généreuse, dont elle ne s'affranchit que dans les récitatifs, sa partie frôle trop souvent l'abstraction, non sans évoquer la Symphonie no 3 de Gorecki.

 

 



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