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Classica # 258 (12/2023)(01/2024)
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Analyste: Jérémie Bigorie

 

Après l’album « Bologna 1666 » centré sur la musique instrumentale, l’Orchestre de chambre de Bâle étend l’empan de son programme à la musique vocale, avec un petit écart du côté de Venise. Trois concertos grossos extraits de l’opus 8 de Torelli cadencent le voyage conduit du violon par Julia Schröder. Son jeu très démonstratif subit d’incessantes sautes de tension : tantôt l’archet virevoltant semble devancer la main gauche, tantôt ils cheminent de conserve en une coulée rapide. Les mouvements lents nous laissent plus dubitatifs, où le sort réservé à chaque note (on n’est pas à un comma près…) confine au maniérisme. Bien que fixée en Italie, l’atmosphère lorgne du côté ibérique avec un théorbe aux inflexions hispanisantes (excellent Azul Lima) et des actions percussives menées contre les tables d’harmonie. Nuria Rial n’a peut-être pas la voix la plus pulpeuse qui soit, mais elle sait capter l’esprit de ces arias par son timbre frais et son sens du da capo. Elle doit composer avec le tropisme hispanisant du continuo qui sécularise par endroits le magnifique motet de Pollarolo. Le style galant du vieux Perti (mort à 95 ans !) consacre son aisance à vocaliser, en harmonie avec le clavecin inventif de Sergio Ciomei.



 


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