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Diapason # 712 (06/2022)
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Château de Versailles
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Analyste: Loïc Chahine

 

Les motets de Mondonville porteraient-ils bonheur ? Il y a vingt-cinq ans, trois d'entre eux valaient un Diapason d'or aux Arts Florissants (Erato, cf. no 440 ) ; en 2016, les troupes dirigées par György Vashegyi y glanaient un Diapason découverte ( cf. no 648 ). Plus d'inédits dans ce corpus : Dominus regnavit (1734) et In exitu Israel (1753) figuraient dans l'anthologie de Christie, Cœli enarrant (1749) dans celle de Christophe Coin (Astrée, 1997, cf. no 441).

L'ensemble Marguerite Louise surclasse l'un et l'autre album.

Il possède la ferveur des Arts Flo d'antan, avec davantage encore de précision tant côté chœur qu'à l'orchestre, davantage aussi de vigueur. Une énergie ravageuse porte les fresques chorales. Écoutez l'impeccable « Mare vidit », ses crescendos figurant le débordement des flots tempétueux, ses nuances millimétrées. Et ces diminuendos sur « Jordanis conversus est » !

Gaétan Jarry fait son miel de l'ambiance mi-sacrée mi-profane qui régalait, au XVIIIe siècle, les auditeurs du Concert Spirituel - le Dominus regnavit y fut donné plus de soixante fois ! L'introduction orchestrale d'In exitu Israel rappelle l'Ouverture de Titon et l'Aurore (créé la même année), quand l'entrée du chœur nous ramène à l'univers religieux. On croirait le duo « Non sunt loquelae » du Cœli enarrant sorti de quelque divertissement d'opéra, et à l'écoute de la seconde section du « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto », on se dit que le public du concert devait se dandiner agréablement.

Côté solistes, guère de faille. Mathias Vidal affronte sans sourciller la concurrence de Paul Agnew dans le superbe « Montes exultaverunt », grâce à un chant parfaitement maîtrisé et des nuances délicates - pour ne rien dire de la perfection du style. Maïlys de Villoutreys et Virginie Thomas rivalisent de charme (entre autres dans le ravissant « Parata sedes ») - la première surpasse Sophie Daneman (chez Christie) dans un « Testimonia tua » enchanteur. Et la souple autorité de David Witczak fait merveille dans « In sole », grande scène admirablement conduite. Les quatre chanteurs s'accordent idéalement dans l'avant-dernier mouvement du Cœli enarrant.

Une théâtralité bien dosée, une variété jubilatoire, une fermeté d'accents captivante, une vitalité partout entraînante : que demander de plus ?




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