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Appréciation d'ensemble: | |||||||
Analyste:
Sophie Roughol Un pavé - cent cinquante pages dans chacune des huit langues - pour la paix et le dialogue entre les cultures. À l’exception de son éditorial, Jordi Savail rassemble des textes déjà publiés, des musiques déjà entendues, avec tout de même une nouveauté, le bref Da pacem Domine d’Arvo Pärt, dont il assura la création en 2004 à Barcelone. Inédites elles aussi, trois peintures de Tàpies ponctuent ce manifeste nourri des espérances actives de doux rêveurs du futur. Côté musique, le Da pacem chrétien chemine du grégorien originel à Pärt en passant par Binchois, Josquin, Lassus, Parabosco. S’y glissent comme fervents appuis à la méditation une sourate, une invocation hébraïque, un planctus de Marcabru, un Ave Maria chinois, une plainte arménienne, Purcell, un taksim, et bien sûr Montserrat Figueras (une Sybille, le Codex las Huelgas, Guerrero. ..). Côté écrits, un florilège d’Antoni Tàpies, un essai exigeant d’Edgar Morin sur l’éducation (extrait des Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, 1999), un texte de l’autre chantre catalan du dialogue interculturel, Raimon Panikkar (1918-2010), enfin l’étonnant Le Cowboy ou Sindbad ? Qui sera le gagnant de la globalisation ? de la sociologue marocaine Fatema Mernissi. Et quelques statistiques propres à briser toute illusion, tout comme la description minutieuse des effets d’une bombe nucléaire. La « trajectoire de l’esprit » humain mène-t-elle vers la paix ou le chaos ? Lisez, écoutez, pensez...
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