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Analyste: Thomas Herreng Huit ans après des concertos de Bach dont les excès n'avaient guère convaincu (DG, cf. no 652 ), Nemanja Radulovic en ajoute trois autres. En ouverture d'album, la paisible Sicilienne de la Sonate pour flûte et clavecin BWV 1031 est comme fredonnée. Dans le Double Concerto BWV 1060R, la sonorité étique du violoniste s'apparie à celle, un peu pâle, du hautbois de Sébastien Giot, sans que pourtant un vrai geste interprétatif se dégage. Les deux musiciens s'unissent toutefois parfaitement dans un bel Adagio soutenu en pizzicato par l'ensemble Double Sens.
Dans le Concerto pour violon en mi majeur, les allegros sautillent et l'Adagio se traîne. Radoluvic abuse quelque peu des passages murmurés où le violon semble à peine caressé. C'est le cas aussi d'un « Erbarmedich » dont la ligne accidentée met le chant un peu fatigué de Philippe Jaroussky à rude épreuve.
Le Concerto en ré mineur est mieux venu : Radulovic et ses complices dévalent son Allegro premier sur les pointes, jeu sur le chevalet pour varier le timbre, avec des effets appuyés non sans vulgarité - qui entachent également un Adagio trop lent. En bis, la Badinerie court la poste, enivrée de sa propre virtuosité. |
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