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Analyste:
Jean-Christophe Pucek Emblématiques de la piété baroque, les Leçons de Ténèbres offrent une rencontre idéale entre ferveur et théâtre. L’Ensemble Leviathan nous conduit à Paris (Lalande), puis dans le Nord (Pollio) jusqu’en Belgique (Fiocco) avec un bref passage par Dijon, puisque la Troisième Leçon du deuxième jour signée Joseph Michel, avec continuo pour violoncelle et basson obligés, se résume à une vignette : son « Jerusalem » (le curieux écoutera avec profit le Concert Spirituel, Naxos, 1997). Le fractionnement du programme, sa ponctuation par des pièces instrumentales, certes rendues avec goût mais étrangères au contexte sacré, favorisent la variété au détriment de la spiritualité, dont on cherche en vain les élans.
Portons au crédit d'Eugénie Lefebvre son engagement dramatique mais, dès l'incipit de la Lamentation de Fiocco, la voix n'est pas toujours d'une stabilité exemplaire, au point de rendre cruelle la comparaison avec Ana Quintans (Ramée, 2023) qui bénéficie, en outre, d'un meilleur accompagnement. Dans la Troisième Leçon du vendredi de Lalande, qui présente moins de fragilités, elle ne fera pas oublier les nuances et l'éloquence fiévreuse de Claire Lefilliâtre (Alpha, 2002). Reste la découverte de Pollio où, malgré quelques flottements (He), tous les éléments s'harmonisent, voix ardente, continuo actif et coloré : unique mais vraie surprise d'un disque en demi-teinte.
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