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Analyste:
Jérémie Bigorie En janvier 1723,|e roi Louis XV nomme Charles-Hubert Gervais, jusque-là maître de musique du Régent, à l'un des quatre quartiers de sous-maître de la musique de la Chapelle royale. Le compositeur livre alors une quarantaine de motets à grand chæur qui s'inscrivent dans le sillage de Lalande en même temps qu'ils annoncent Mondonville par le sens des couleurs instrumentales et des fresques chorales. Le premier choeur dialogué de Super flumina Babilonis traduit bien I'affliction du peuple hébreux avant que les dessus Marie Perbost et Déborah Cachet, parfaitement appariées, n'enlacent leur voix colla parte, interrompues par les interjections du choeur. Jubilate Deo est un îlot d'allégresse entre deux mers de souffrance. Diction élégante et parfois un rien précieuse (latin à la française) du ténor Nicholas Scott dans « Populus Ejus », avec hautbois obligé. Le timbre rocailleux de Benoît Arnould souffre d'un déficit de projection dans le flamboyant Jubilate Deo; il se mue en avantage dans le Miserere en conférant à la supplique de David pénitent un surcroît d'intensité et de ferveur. Sylvain Sartre s'attache à faire ressortir les figuralismes (ondulations, retards) et à lâcher la bride à la basse continue (crépitant théorbe). Une excellente introduction à l'art de Gervais.
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