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Outil de traduction (Très approximatif) |
Analyste: Jean-Christophe Pucek Impressions, Soleil couchant Imaginé par Thibaut Roussel et Thomas Leconte, le double programme restitue un crépuscule dont ne sont absentes ni la solennité (Grande Pièce royale de Lalande), ni la danse (par la grâce de Lully et Marais), ni les amours, confiées aux airs signés Lambert ou Le Camus. Un grand livre d'images aux couleurs subtiles, où bruissent les passions d'un long règne approchant de son terme. Des entraînantes Canaries du Florentin revues par Philidor à l'hypnotique Dodo de Couperin bercé à deux violes égales, les musiciens réunis maîtrisent toute la gamme des émotions. Les archets sont affûtés, charmeurs (les danses de Marais, enlevées avec prestesse), capables de profondeur (Préludes de Lalande et de Lemoyne), les cordes pincées translucides sans perdre leur substance (délicate Mutine, touchante Conversation), les flûtes tour à tour caressantes ou mélancoliques (les larmes pudiques de la Plainte de La Barre), le continuo tenu de main de maître. Un rien neutre, Marc Mauillon est avantageusement remplacé par Étienne Bazola sur le DVD. Danaé Monnié, elle, ne manque pas dé* charme, même si leur Dialogue de Marc Antoine et de Cléopâtre (Lambert) s'en tient à un tendre entre-deux qui appellerait plus d'ardeur. Autre regret : l'air tiré de L’Amour fléchi par la constance de Lalande, enflammé par Eugénie Lefèbvre, et la délicieuse Sonate en quatuor de Dornel n'ont pas été repris sur le CD. Raison de plus pour ne pas bouder un DVD présenté pourtant comme un simple bonus. |
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