Texte paru dans: / Appeared in: |
|
Appréciation d'ensemble: |
Outil de traduction (Très approximatif) |
Analyste:
Philippe Venturini Leipzig et Dresde, villes où Bach exerça ses talents, directement ou indirectement, ont aussi accueilli ses contemporains Telemann, Fasch, Heinichen et Johann Gottlieb Graun. Et Christoph Förster reçut l'enseignement de Heinichen à Weissenfels. Le programme, on le constate, ne doit rien au hasard et visite les terres allemandes balayées par des airs d'Italie en ce premier XVIIIe siècle. Que le violon soit seul ou partage l'affiche avec un second violon, un hautbois, une flûte à bec ou traversière, il doit triompher des chaussetrappes des mouvements rapides et magnifier le lyrisme des épisodes lents. Chaque soliste mobilisé dans cette expédition autour de Bach y parvient avec un incontestable brio. Épaulés, stimulés même, par un orchestre à la riche texture (trois premiers et seconds violons, deux altos et violoncelles), aux teintes fauves et au pouls toujours vaillant, valorisés par la prise de son, ils rappellent que la virtuosité peut être conquérante sans devenir hargneuse: on admire ainsi la flûte malicieuse de Sébastien Marq et celle tendre et contemplative de Jean Brégnac. Dans les deux concertos de Bach, BWV 1041 et BWV1056 R, Thibault Noally creuse le texte par un habile jeu d'ombres et de lumières, l'archet toujours souple, même quand le métronome se fait pressant. Bach est incontestablement en bonne compagnie. |
Cliquez l'un ou l'autre
bouton pour découvrir bien d'autres critiques de CD
Click either button for many other reviews