Texte paru dans: / Appeared in: Alpha |
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Appréciation d'ensemble: |
Outil de traduction (Très approximatif) |
Analyste: Gaëlle Le Dantec L'Opéra des opéras n'existait pas. Mais, pour les trente ans du Concert Spirituel et du Centre de Musique Baroque de Versailles, Hervé Niquet et Benoît Dratwicki l'ont inventé. puisant dans le répertoire de l'Académie royale de musique. Comme à l'opéra, on y suit les aventures d'une gentille princesse soprano, d'une méchante magicienne mezzo, et d'un prince valeureux haute‑contre, époque oblige. Comme à l'opéra, on y évoque l'amour, la jalousie, la sorcellerie, on traverse tempêtes et combats. Et ça finit bien, au son d'un grand choeur d'apparat. Quasiment sans retouches, les pièces s'enchaînent avec naturel et saisissent par leur homogénéité stylistique. Le Concert Spirituel se montre à la hauteur de ses trente printemps et affiche une forme olympienne. Comme toujours, Karine Deshayes est investie à 200 %, et totalement convaincante dans des airs, spectaculaires, de rage ou de désespoir, issus d'Hercule mourant de Dauvergne ou Médée de Charpentier. Bravo à Reinoud van Mechelen pour ses airs extraits de Dardanus; mais pour le reste, est‑il présent? La princesse de Katherine Watson n'a pas vraiment le piquant séduisant et espiègle de Samantha que la pochette du disque nous invite à imaginer. Avec une telle ambition et ces pages de musique magnifiques, on aurait volontiers bougé le bout du nez, pour f aire scintiller, un peu plus, cet Opéra des opéras. |
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