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Diapason # 678 (04 /2019)
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Ricercar
RIC393 




Code-barres / Barcode : 5400439003934

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Philippe Ramin

Tragédie hélas courante dans l'histoire de la musique, l'incendie de la bibliothèque de Rudolstadt a détruit en 1735 la majeure partie des opéras, cantates sacrées et pièces chambristes de Philipp Heinrich Erlebach, deux décennies après sa disparition. C'est donc par sa musique imprimée que nous pouvons lui rendre la parole : il publiait en 1694 un cahier de six sonates pour violon, viole et continuo - disposition très appréciée dans le nord de l'Allemagne, illustrée la même année par le génial Opus 1 de Buxtehude. Le dessin  mélodique, souvent nerveux et très détaillé dans les courantes, invite aussi à des échappées vers le rêve et l'introspection (finale en la majeur ou l'Affettuoso en ). Erlebach exploite les possibilités concertantes du violon face à la viole, et joue parfois de leur fusion, comme dans la belle sarabande variée en mi.

Le violon de Marie Rouquié assume l'essentiel d'un discours que prolonge l'ingénieux Yoann Moulin aux claviers. Curieusement, la viole de François Joubert-Caillet demeure en retrait, aussi bien en densité sonore que dans la direction du phrasé. Cette prise de parole inégale peine à dessiner les caractères et les changements de couleurs saisissants que la partition indique sans ambiguïté. On trouvera davantage d'éloquence, de sens dramatique et de magie dans les trois sonates retenues par Stylus Phantasticus (Alpha, 2001) et l'intégrale de Rodolfo Richter (Linn, 2005).


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