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Diapason # 677 (03 /2019)
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Mirare
MIR368



Code-barres / Barcode : 3760127223689

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Loïc Chahine

La Rêveuse et l’Angleterre, c’est une histoire qui dure. L’ensemble mené par Florence Bolton et Benjamin Perrot, qui lui consacre ici son cinquième disque, glissait déjà dans le premier des pages de Draghi à côté de l'incon­tournable Purcell. Treize ans après ce « Theater  of Musick » (K617, 2006), place à la musique de chambre. Le nouveau CD inaugure un cycle dé­dié aux compositeurs de la même génération que l'Orpheus Britan­nicus (ici représenté par ses Sonates Z 792 et Z 807). Nous voici dans une Angleterre qui commence à ressen­tir l'effet de la puissance italienne, dont témoignent les sonates (en duo et en trio) de Daniel Purcell (cousin ou frère d'Henry), William Croft, Giovanni Battista Draghi et du violiste morave Godfrey Finger. Ce dernier explore aussi les formes plus typiquement anglaises : jigg et grounds...

La tempérance de La Rêveuse étonne en premier lieu. Chaque élé­ment est posé et trace une ligne directrice sans en dévier. Si l’Adagio de la sonate en sol mineur ménage une progression lente, c'est que les interprètes connaissent les périls d'une rhétorique disant tout d'em­blée. Les violons de Stéphan Du­dermel et Stéphanie Paulet bluffent par leur unité, que ce soit dans l'ar­ticulation, dans les dynamiques ou dans leur réactivité au continuo (comme celui‑ci chante dans cer­taines phrases du premier mouvement de la sonate en mi­neur de Daniel Purcell !). Cette mu­sique anglaise, quand elle se fait versatile, nous évoque un ciel animé par cinquante nuances de nuages gris, un rayon de soleil timide (Ground en sol mineur de John Blow) ou éclatant (Allegro initial de la so­nate de Croft), quelques averses (premier mouvement de la sonate de Finger). Point d'orage.

On remarque particulièrement les sonorités riches et rassérénantes des flûtes à bac. Dans le Ground en mineur de Finger, Sébastien Marq, avec la « True Concert Flute » d’après Thomas Stanesby Jr, déploie une sensualité mystique aux graves presque aguicheurs. Sa douce ré­serve enchante dans l'Ouverture du même Finger. Il faudra quelques écoutes pour pénétrer les finesses de ce disque.


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