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Diapason # 675 (01 /2019)
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Christophorus
CHR77427




Code-barres / Barcode : 4010072774279

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Jean-Luc Macia

La redécouverte de Graupner, par sa musique sacrée comme par ses tableaux instrumentaux chamarrés, nous a valu bien des émerveillements ces dernières années. Aux cantates pour soprano magnifiées il y a quelque mois par Dorothee Mields (Diapason découverte, cf. no 671), s'ajoutent ces quatre cantates en duo, écrites entre 1712 et 1720 à Darmstadt. Quatre « cadres » comparables, et quatre partitions conçues pour les premiers dimanches suivant la Trinité, mais d'une fantastique diversité. Dans les duos, Graupner sait marier les voix dans un processus contrapuntique rythmiquement enlevé - par exemple au début de la première cantate, où s'exprime la joie des humbles croyants soutenus par la puissante main du Seigneur. Cette ferveur jubilatoire revient dans plusieurs duettos, ceux qui concluent les deuxième et quatrième cantates et - surtout - dans les deux de la troisième cantate (elle décrit pourtant les souffrances de ceux qui, dans le besoin d'amour, attendent le réconfort de Dieu).

Dans les arias, la voix soliste dialogue souvent avec un violon éperdu qui contrepointe sa mélodie ou improvise des arabesques brillantes. Peter Barczi et Eva Borhi accomplissent à tour de rôle cette tâche avec un brio éclatant. Malgré quelques aigus tendus (plage 22), le timbre argenté et la diction gracile de Miriam Feuersinger rendent justice à l'invention de Graupner. Il suffit d'écouter le Largo de la deuxième cantate (plage 9) où est vanté le pouvoir de Jésus pour savourer l'aisance vocale, les phrasés souples et la lumière du chant de la soprano confrontée aux traits volubiles du violon de Peter Barczi. Le contre-ténor, au grain de voix un peu épais, au phrasé plus contraint, appelle moins d'éloges. Mais dans les duos, il sait se mettre au diapason de sa partenaire.

Peter Barczi et son ensemble bâlois donnent, en prélude à chaque cantate, des pièces extraites de partitions instrumentales (sonates, Ouvertures), bien choisies et jouées. Non, ce n'est certes pas Bach, mais pas un « petit maître » non plus, qui nous régale ici.


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