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Diapason # 675 (01 /2019)
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Alpha
ALPHA430



Code-barres / Barcode : 3760014194306 (ID654)

Appréciation d'ensemble:

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Analyste: Ivan A. Alexandre

Comme ses voisins amstello-damois dirigés par Frédérique Chauvet (c f.no 620 ), Vox Lu-minis voit double. Effectifs et substance tournent ce King Arthur vers le salon. Esprit et mouvement le rendent au théâtre. Lionel Meunier va plus loin : en fait d'orchestre quinze solistes, un seul par ligne, légèreté qui favorise une Second music limpide, les attaques délicieuse-ment crisp de « Come if you dare », ou la sonate à quatre de l'acte V (excellente trompette), mais prive le sacrifice (acte I) de solennité, la passacaille de chair, l'Aire du II d'ampleur. Les « Frères impétueux » d'Éole ? Tempête dans une tasse de thé. D'autant que le chef, comme mademoiselle Chauvet en 2012, tire ses solistes du choeur. Certains avec succès, d'autres sans, la plupart dans un anglais sommaire.

Emberlificotée, « Fairest Isle » oublie ses mots, sa poésie ; aucune chance que nos chevaliers succombent au charme de sirènes émaciées (acte IV) ; et un triste Génie du Froid se laisse écraser par le Cupidon insolent de Sophie Junker (qui en rajoute, la peste !).  

La modestie des moyens ne bride heureusement pas l'ambition du propos. Suite d'intermèdes sans queue ni tête, King Arthur cherche une continuité que Lionel Meunier trouve dans la précision visuelle. La double tribu des Esprits (acte II) n'a jamais si bien égaré ses victimes (ingénieur du son : l'irremplaçable Aline Blondiau). Le glissement climatique de l'âpre hiver au gras été, à la fin de la Frost scene , est une invention magnifique. Et si la chanson à boire ne se hasarde pas au-delà de la clownerie habituelle, le choeur sonne plein, le plateau s'amuse, tout file sans presser, tout joue.

L'ouvrage dure-t-il un peu plus longtemps, ce n'est pas qu'on le freine, c'est qu'on y a introduit, outre l'ode à « Saint George » peut-être apocryphe, quelques pages d'autres musiques pour la scène ( Bonduca, The Old Bachelor ).


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