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Classica # 208/ (12 / 2018)
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Decca 4834475



Code-barres / Barcode : 0289948346370

Appréciation d'ensemble:

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Analyste:  Gaëlle Le Dantec

Les amoureux de Cecilia Bartoli et de son révolutionnaire disque Vivaldi (Decca, 1999) seront à la fois heureux de lui découvrir une suite et peut‑être aussi légèrement déçus. Il faut dire que la chanteuse met la barre très haut, elle qui, en compagnie d'Il Giardino Armonico, a fait découvrir au monde entier, les sublimes airs du compositeur. Non seulement elle a osé défricher un répertoire jusqu'alors méprisé, mais elle a aussi fait comprendre ce qu'était l'essence de l'opera seria, le pouvoir dramatique et infiniment expressif de la vocalise. 

Entre‑temps, Vivaldi a fait du chemin : il exige plus que jamais un grain, un feu. La chanteuse n'a rien perdu de son énergie, de sa virtuosité, de ses soupirs sensuels et autres explosions de lumière, On s'étonne de pleurer seulement parce qu'un nuage obscurcit le ciel (« Sovente il sole ») ? C'est la magie Bartoli, qui chante Vivaldi comme si la musique émanait d'elle. Mais voilà, bien que techniquement parfaitement maîtrisé, l'orchestre paraît lisse, en retrait, même un peu mou dans les lamenti. Mis à part les solo de flûte du premier air d'Orlando furioso, il manque l'entrelacement amoureux de la voix et de l'orchestre, la folie grinçante des cordes, luth et clavecin compris. On a perdu la verve des récitatifs, on alterne air vif et air lent. Un magnifique récital Bartoli‑Vivaldi donc. Seulement.


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