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Classica # 208/ (12 / 2018)
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Linn
CKD578



Code-barres / Barcode : 691062057820

Appréciation d'ensemble:

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Analyste:  Jérémie Bigorie

« Ma pauvre Cécile, j'ai cinquante‑quatre ans », aurait pu chanter Haendel lorsqu'il mit en musique le poème de John Dryden célébrant la patronne des musiciens. À cette différence près que le Saxon se montre dans la pleine maîtrise de son art. Le fait que l'ouverture reprenne le Concerto grosso op. 6 no 5 justifie en partie le complément de programme qui permet d'entendre à nu le Dunedin Consort poli par John Butt: un travail axé principalement sur la pulsation et la vigueur rythmique. Plus savoureuses apparaissent les échappées solistes que l'Ode sollicite, notamment un très expressif violoncelle et une flûte dolente qui enluminent le soprano radieux de Carolyn Sampson, toujours au sommet de ses moyens. Sa grâce, jointe à l'écoute mutuelle qui règne avec les instrumentistes, nous vaut un « What passion cannot music raise » d'anthologie. Au reste, les deux solistes prestigieux dont s'est entouré John Butt ne sont pas pour rien dans la réussite de cet enregistrement. lan Bostridge, dont le grave s'est renforcé (le vibrato aussi) et le timbre enrichi d'harmoniques, n'est plus le clone de Peter Pears qu'il a pu jadis paraître. Si l'on ajoute à cela la vaillance des choeurs, on tient une version hautement recommandable de cette partition jubilatoire après les réussites incontestées de Marc Minkowski (Naïve, 2009) et Trevor Pin­nock (Archiv, 1985).


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