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Classica # 208/ (12 / 2018)
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Accent
ACC26409

Code-barres / Barcode : 4015023264090

Appréciation d'ensemble:

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Analyste:  Jérémie Bigorie
 

En dépit de quelques pépites, Armi­nio, que Haendel troussa en moins d'un mois, appartient aux opéras mineurs composés en 1737, année plus féconde que bénie des muses. En tête des chefs d'accusation figure le livret, adaptation de celui qu'An­tonio Salvi concocta d'après Tacite pour Alessandro Scarlatti, retraçant la défaite de Varus face à Arminius à la bataille de Teutobourg (9 ap J.‑C.). La musique s'en ressent et aligne mécaniquement les airs rapides au premier acte avant de réserver quelques très beaux moments aux deuxième et troisième. La version pionnière d'Alan Curtis (Virgin, 2000) se fit damer le pion par l'ou­ragan George Petrou (Decca, 2015) dont la direction, d'une tension dramatique communicative, transcen­dait les faiblesses de l'oeuvre.

On ne peut en attendre autant de l'élégant Laurence Cummings, ni du contre‑ténor Christopher Lowrey, qui possède plus de technique que de naturel. Comme il advient sou­vent dans les productions du festival Haendel de Göttigen portées par la scène, l'homogénéité du plateau vocal est une garantie de cohésion. Mais ce qui fait de cette version une concurrente sérieuse à Decca est la prestation irradiante de Sophie Jun­ker en Sigismondo, cent fois supé­rieure au pâle haute‑contre Vince Yi. N'importe, gardons les deux!


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