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Classica # 196 (10/2017)
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Aparté
AP155



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Analyste:  Philippe Venturini

UN PYGMALION QUI NE LAISSE PAS DE MARBRE

L’opéra‑ballet de Rameau porté avec sensibilité, mais sans mièvrerie.

« Rameau, alors au sommet de son art, va dans cette forme brève et condensée exprimer tout son savoir‑faire, que ce soit dans les séquences vocales
[…] ou les danses », constate Denis Herlin dans son texte de présentation. Cet art si manifeste, concentré sur une forme simple d'acte de ballet, explique sans doute la fortune discographique de Pygmalion (1748) depuis les années 1960 (Orchestre de chambre Lamoureux dirigé par Marcel Couraud, Archiv) à nos jours (Concert royal et James Richman, Centaur Records, 2012), sans oublier les versions désormais historiques de John Elwes, La Petite Bande et Gustav Leonhardt (Deutsche Harmonia Mundi, 1980), Howard Crook, Les Arts Florissants et William Christie (Harmonia Mundi, 1992) et Jean‑Paul Fouchécourt, Le Concert Spirituel et Hervé Niquet (Virgin, 1993).

Enregistré au Theater an der Wien de Vienne, ce nouveau Pygmalion rappelle que la musique baroque est soumise, comme toute autre, à l'évolution du goût et de l'interprétation. Aussi les références d'hier peuvent‑elles apparaître aujourd'hui prudentes (Leonhardt) ou affectées (Howard Crook).
 

Brillant représentant de la jeune école française de chant, Cyrille Dubois incarne un Pygmalion sensible mais jamais mièvre, que le « fatal Amour» contraint à « gémir et soupirer en vain » pour la statue qu'il vient d'achever. Diction exemplaire, intensité du mot, souplesse de phrase: on ne saurait rêver mieux. Ses partenaires féminines partagent de semblables qualités, sous la conduite enthousiaste de Christophe Rousset, savant maître à danser, qui sait discipliner sarabandes, gavottes et autres contredanses dans une forme dramatique dynamique. La suite d'orchestre des Fêtes de Polymnie (1745) dispense les mêmes plaisirs symphoniques et chorégraphiques.


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