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Goldberg Magazine # 17 (Automne / Fall - 2001)
Goldberg a cessé de publier avec le # 54
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Harmonia Mundi
HMG 507269




Code-barres / Barcode: 3149020726914

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Critique: MARICARMEN GÔMEZ

 

La musique du Trecento italien représente un cas particulier par rapport au répertoire musical contemporain du continent européen, et ce pour deux raisons fondamentales. La première est évidente : les paroles de ses chansons sont en italien et non en français, qui était devenu une sorte de langue « officielle » de la polyphonie profane. La seconde concerne son esthétique, difficile à définir, mais à laquelle conviennent très bien les termes de douceur et de subtilité. Face aux rythmes marqués de la musique française, qui dominent sur la ligne mélodique, la mélodie, dans la musique italienne, est l’élément qui domine la composition.

Francesco Landini est considéré comme le principal représentant du Trecento musical italien, et aussi comme l’un des musiciens les plus raffinés de l’histoire de la musique occidentale. Organiste du monastère de la Sainte Trinité de Florence et intellectuel brillant, nous lui devons plus de 150 oeuvres, dont 85% sont des ballate à deux ou trois voix. Anonymous 4 a choisi d’interpréter Landini a cappella, choix qui n’est pas impossible si on le fait, comme c’est le cas ici, en suivant des critères historiques rigoureux, qui sont pratiquement une question de bon sens. Le résultat est tout à fait convaincant, et il en va de même pour le tempo posé qui a été choisi, ce qui permet à l’auditeur de comprendre les paroles et de jouir, en même temps, de la beauté des courbes mélodiques de Landini. Interprété par les quatre voix féminines d’Anonymous 4, le compositeur florentin gagne encore en douceur et en subtilité.

 

Reviewer: MARICARMEN GÔMEZ

The music of the Italian Trecento is completely different to the rest of the musical repertory of the European continent for two main reasons. The first is obvious: the text of songs from this period is in Italian and not French, which had more or less become the ‘official’ language of secular polyphony since the middle of the thirteenth century. The second concerns its aesthetic, which is difficult to define, the terms sweetness and subtlety being very applicable to it. In contrast to the marked rhythms of French music, which dominate over the melodic line, in Italian music melody is the compositions governing element.

Francesco Landini is considered the most representative composer of the Italian musical Trecento and at the same lime, one of the most refined composers in Western music history. An organist at the Santa Trinita Monastery in Florence, and a gifted scholar, more than 150 compositions can be attributed to him, of which 85% are ballate for two or three voices. Anonymous 4 have chosen to perform Landini’s music a cappella, a viable choice if, as in this case, informed historical criteria (almost a matter of common sense) are followed. The result is very convincing, as are the slow tempos opted for, allowing the listener to follow the text as well as enjoy the beauty of Landini’s melodic curves. Performed by the four female member of Anonymous 4, the music of this Florentine composer is even sweeter and subtler than usual.

 

 

   

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