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Goldberg Magazine # 19 (06/2002)
Goldberg a cessé de publier avec le # 54
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Goldberg is no longer available. # 54 was the last issue.

HMG 501778



Code-barres / Barcode: 0794881851928

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Analyste: Laura Rónai
 

Fermez le yeux, et revenez 250 ans en arrière. Imaginez : vous venez d’avoir eu une journée extraordinaire. La nuit tombe maintenant sur votre château, vous dégustez votre meilleur cognac, votre servante met la dernière touche à votre tenue la plus élégante, et vous vous préparez pour le clou de la semaine, un concert de gala offert par la toute nouvelle sensation de la scène européenne, un homme encensé pour sa voix son charme, son allure. Son nom ? Farineilli.

Je sais que vous ne vivez probablement pas dans un château, que de nos jours les servantes sont difficiles à trouver, que personne n’a le temps de déguster ainsi son cognac et que (bien heureusement !) nous ne saurons jamais à quoi ressemble la voix d’un castrat. Mais la musique que chantait Farinelli nous reste accessible. Même si vous ne vous intéressez pas à l’histoire de la musique et que les pièces de bravoure vous laissent froid, il y a peu de chance que vous restiez indifférent face à ce CD.

Les oeuvres qu’on y trouve sont belles, intenses, grisantes. Elles pourraient sembler un peu superficielles, mais la vie n’est pas faite que de choses profondes. Oubliez le cognac, Vivica Genaux possède une voix enivrante : du champagne qui pétille dans les registres élevés, une liqueur veloutée au chocolat dans les basses. Son phrasé peut être doux et caressant, ou encore violent et poignant, selon ce qu’exige la musique. Au total, elle nous offre un rendu à la fois élégant et passionné. L’orchestre, sous la direction toujours compétente de René Jacobs (lui-même un contre-ténor internationalement respecté), fournit à une telle voix le pendant parfait, et parfois mieux encore un opposant digne de ce nom.

Ce CD appartient effectivement à cette bien rare catégorie : celle du disque conçu pour être vendu, et qui mérite réellement d’être acheté

 

Reviewer: Laura Rónai

Shut your eyes, and go back 250 years in time. Just imagine: you have had a fabulous day. Now the night is falling on your castle, you are sipping your best cognac, your servant adds the finishing touches to your fanciest attire, and you get ready for the week’s highlight, a gala concert with Europe’s newest singing sensation, a man celebrated for his voice, his charm, his looks. His name? Farinelli.

We know that you probably don’t live in a castle, servants are hard to find nowadays, nobody has time for that leisurely sip of cognac, and (fortunately, I guess!) we will never know what a castrato sounds like. But the music that Farinelli sang is still accessible. Even if you are not interested in the history of vocal music, and bravura pieces leave you cold, you will not be able to remain indifferent to the present CD.

The works recorded here are beautiful, intense, exhilarating. They might be a bit superficial, but life isn’t made only of profound utterances. Forget the cognac, Vivica Genaux has an inebriating voice: sparkling champagne in the high register, velvety chocolate liqueur in the low. Her phrasing is alternatively smooth and caressing, fierce or poignant, as the music requires. Through it all, she manages to sound paradoxically elegant and passionate. The orchestra, under the most competent direction of René Jacobs (himself an internationally respected countertenor), provides the perfect match to such a voice, and at times, something even better: its worthy opponent.
Indeed, this CD belongs to that rare kind: the CD made to sell, which actually deserves to be bought.  




 

 

   

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